technikart mars 2010

11 mars 2010

AQUASERGE  « Ce très cher Serge » X 1000
(Manimal Vinyl / Cargo)

Présences humaines chez les soft machine.

KRAUT.

Décrire l’indéfinissable odyssée d’un groupe français revisitant autant les mondes fous-marins de Cousteau que l’école de Canterbury chère à Wyatt s’avère mission impossible. Dans un monde à demi-noyé, Aquaserge se résume donc comme une incroyable soucoupe plongeante. I WANT TO BELIEVE.

Originaires de Toulouse, rien ne prédisposait pourtant les anciens membres d’Hyperclean à telle ambition. Des albums passés sous silence, une signature sur un label américain inconnu au bataillon (Manimal Vinyl) et une amitié naissante avec Burgalat (Ils l’accompagne sur scène en 2008), la vie sous-marine tient finalement à peu de choses.

Sur « Ce très cher Serge », c’est le raz-de-marée. D’improbables cantiques prog’ croisent le meilleur d’AS Dragon première cuvée, Aquaserge explore la grandiloquence de musiques de films à Goraguer (« Visions ») et collabore avec Makoto Kawabata, fondateur des très opiacés Acids Mother Temple. La beauté des canevas pop impressionne, l’album est beau couleur poisson. Aquaserge, et dans quel état j’erre, chef d’œuvre porté par les courants chauds qui montre la voie, embarqué sur son Nautilus.        T. Ducres

Quatre étoiles
Meilleur titre : « Ce cher Serge est perdu »

magic (mars 2010)

28 février 2010


AQUASERGE

Ce Très Cher Serge

(Manimal Vinyl/Differ-Ant)

Compagnon de scène bien assorti d’Acid Mothers Temple, Bertrand Burgalat et Stereolab, Aquaserge (ou également “À quoi sers-je ?”) est signé sur un label américain, qui héberge notamment Warpaint. Celui-ci indique l’accointance de ce trio toulousain avec Frank Zappa, auteur en particulier d’un live tardif dont l’intitulé sonnait comme une profession de foi autant qu’une question soulignant l’aveu de solitude de ce virtuose moustachu : Does Humor Belong In Music? (1986). Voilà en partie résumé l’enjeu de la musique rocambolesque d’Aquaserge : associer aujourd’hui, et comme peu ont réussi à le faire par le passé, le jazz et le rock progressif doux avec l’humour revendiqué et, plus dur encore, un goût sûr. Certains représentants de l’école de Canterbury y sont parvenus : The Soft Machine à ses débuts, quand le trublion Daevid Allen et le flegmatique Kevin Ayers étaient encore de la partie, ou King Crimson avant qu’il ne se nomme King Crimson, c’est-à-dire à l’époque du trio monty pythonesque Giles, Giles & Fripp. Pour les égaler, le monde délirant de Serge, savant imaginaire réfugié au fond des mers et dans un sous-marin pour des aventures dignes des bandes dessinées jaunies dans un grenier, est décliné sur dix chansons chahutées par des voix qui rappellent davantage Les Frères Jacques que Jon Anderson de Yes ou Greg Lake d’Emerson, Lake And Palmer. Quant à la musique, assez précisément exécutée mais sans démonstration, elle se réclame d’un psychédélisme étonnement frais qui, autre bonheur, ne tombe jamais dans l’ésotérisme ou la mythologie de comptoir. Ceux qui apprécient les faits supérieurs de la library music française, comme Pop Symphony (1969) de Jason Havelock (Éric Demarsan pour l’état civil), L’Enfant Assassin Des Mouches (1971) de Jean-Claude Vannier ou La Planète Sauvage (1973) d’Alain Goraguer, seront charmés d’apprendre qu’ils peuvent compter avec des nouveaux venus. Pas de complaisance néobab à signaler de la part de ces derniers, on aurait plutôt affaire à des gentlemen échappés d’une case dessinée par Glenn Baxter

Julien Welter •••••°

poin poin

14 février 2010

AQUASERGE, ça glisse ! Nouvel album en 2010

Les frais français d’Aquaserge sortent sous peu leur troisième album: Ce Très Cher Serge, Spécial Origines, chez Manimal Vinyl.

Aquaserge, c’est un groupe, pour faire le malin, pour faire le critique, tu pourrais, à le décrire, bien compiler une centaine de noms de groupes Krautrock, psychédélique, sillon Zappa, ou pop aventureuse.
Pourtant j’y préfère ces trois mots: Plaisir, fluidité, couleurs.
Un groupe de jouvence qui croque le Fox-kraut, agile et souriant.
Aquaserge, c’est de l’expérimental que tu peux (presque) faire écouter à ta petite soeur qui préfère les pop-songs et les mélodies.
Aquaserge, enfin, ce sont des musiciens qui se sont frottés (pour ne parler que des plus connus) à Makoto Kawabata ( Acid Mothers Temple), Kinski, Stereolab, ou Bertrand Burgalat. Plus confidentiellement, il y a eu April March, Hyperclean, ou Tahiti 80.

http://poin2.canalblog.com/archives/2010/01/08/16430006.html

gonzaï

14 février 2010

«Il faut aimer la vie, même dans ses formes les moins attirantes.» (Jacques-Yves Cousteau)

Regarder la mer engloutir les cabines, caresser les poissons au coin du feu, danser comme une algue en matant le ciel déformé, Ce très cher Serge est le troisième album du groupe Aquaserge, issu des fonds trépanés d’un inconscient collectif qui fait glou-glou.

Il fut un temps où se réveiller tôt était une bénédiction. Les parents dormaient encore, on pouvait allumer la télé, profiter d’un peu de temps libre avant l’aurore, bien au chaud dans le silence du presque nuit. Bien évidemment sur l’écran, l’étendue des possibles était bien mince, ne restait alors que les documentaires écolo-flippants de Cousteau, un grand navigateur au corps effiloché dont le bout rouge était un repère au milieu du nul part. Aujourd’hui, on en conserve encore quelques bribes d’images floutées par le temps dégarni. De longs travellings silencieux rythmés par une voix spatiale d’un septuagénaire, le vide intersidéral des territoires vierges et l’ombre d’espèces vieilles de plusieurs millénaires. Tout ça, c’était l’enfance, la virginité avec quelques bulles d’air au fond. Et puis allez savoir… Cousteau, c’était peut-être le Keith Richards d’une génération d’aquariophiles.

Aimer la vie, dans ses formes les moins attirantes. L’aphorisme s’applique parfaitement aux toulousains d’Aquaserge. Inaccessible aux amateurs de marée basses, déconseillé aux réfractaires de mondes engloutis, tour à tour prog, récif, jazz, kraut ou psychépop, adaptant sa voilure à la force des vents, parfois Soft Machine sur de tribales embardées, tantôt chrétien-mantra à la Magma sur de proverbiales comptines à quatre minutes sous les mers, Aquaserge tente tout, s’écoute au casque, par vagues successives. En scaphandre biblique, sans repère. Sans refrain, sur des formats courts (Les algues, entre le Jimmy Hendrix Experience et Syd Barrett) ou longs, c’est selon. Sur Visions, c’est la bande-son rêvée d’une course-poursuite de blaxploitation entre un mérou badboy et une étoile de mer un peu sheriff. Plus bas, c’est Errance et sa basse requin marteau-piqueur, krautrock par défaut, jazz par envie, soutenue par les guitares mystiques d’un invité surprise : Makoto kawabata, d’Acid Mothers Temple. Que voulez-vous messieurs, le chœur a ses raisons que même les gros poissons ne connaissent pas. Lorsque le rythme s’emballe et la stridence s’apaise, on croit même reconnaître une filiation avec AS Dragon (première version, rassurez-vous) sur l’intriguant Ce très cher est perdu. Logique, les ex-musiciens d’Hyperclean, ont été formés sur le bateau Tricatel, tournant avec Burgalat, enregistrant d’ailleurs pour le nouvel album d’April March. Eh oui, même sous l’eau, certaines évidences restent claires comme de l’eau de roche.

A vingt mille lieues de toute comparaison, Ce très cher Serge cache sous son écaille dix chansons issues de l’école de Canterbury, dix odes aquatiques à placer entre Rock Bottom, Odessey and Oracle et Amon Duul 2. Hélas, tout comme Brian Jones (ou Claude François, pour les incultes), les français peinent à nager en eaux troubles ; qui saura se faire l’écho de leurs aventures périlleuses ? En attendant le miracle, de ce disque conceptuel, on retient la poésie dada et plusieurs longs voyages sans retour. Beau comme un dauphin échoué sur le bord de mer. Et courageux comme une truite remontant les courants.

Aquaserge // Ce très cher Serge (spécial origines) // Maximal Vinyl Records

par Bester

http://www.gonzai.com/content/aquaserge-ce-tr%C3%A8s-cher-serge

boomkat

18 janvier 2010

A highly unusual EP from krautrock-influenced experimenters Aquaserge,
taking predominantly instrumental, ornately structured forms, starting
with the disjointed prog-funk of ‘La Femme De Tahiti’, which has equal
footing with bands like Goblin and Magma as with Soft Machine or Can.
At first it all seems a little quiet, but this is well worth cranking;
the band exhibit exemplary musicianship throughout and the three tracks
here leave you itching for more - the shortest track in particular
(’Cloclo’) suggesting that these guys are an avant-rock band with plenty
of potential.

http://www.boomkat.com/item.cfm?id=226852&highlight=226856

rock’n folk (aout 2008)

25 février 2009

Bertrand Burgalat

28 juin, l’Européen (Paris)

Le groupe Aquaserge débute la soirée avec un voyage progressif en six actes. Rock jamais niaiseux, ambiances propices au rêve et à l’évasion, cette formation hexagonale promet beaucoup en brisant les codes d’un rock aujourd’hui trop prévisible. Bravo, il faudra guetter cette formation…

[...]

rock’n folk (mars 2009)

21 février 2009

AQUASERGE ? AFFIRMATIF

on a découvert ce groupe toulousain en juin 2008, alors qu’à la fois il assurait la première partie de Bertrand Burgalat et l’accompagnait sur son set.

Formé en 2005 par trois musiciens du groupe Hyperclean, Aquaserge est aussi bien influencé par le krautrock, le prog, et le psychédélisme. De Soft Machine à Zappa en passant par Neu! ou encore Faust, Aquaserge a sorti trois albums ( tous enregistrés en seulement quelques jours ): “Tahiti Coco”, disponible depuis septembre 2008, a été signé sur le label américain Manimal Vinyl. Quand ils n’honorent pas leur formation, les membres d’Aquaserge collaborent avec, entre autres, Makoto Kawabata, Acid Mothers Temple, Laetitia Sadier, Tahiti 80 ou Stereolab.

abus dangereux

5 février 2009

Aquaserge tahiti coco 
manimal vinyl records

Pas besoin de s’ancrer d’une pierre pour se noyer dans cette errance de fragances salines pop/jazz. Trois chansons atmosphériques qui coulent à pic pour daguer les fonds abyssaux de la musique krautrock jusqu’aux berges du psychédélisme feutrées et déliquescentes. Un son chiadé pour une musique sophistiquée et capricieuse, qui n’en fait qu’à sa tête d’espiègle courbaturée. Elle dodeline du cul et vous tourne le dos, et dès que vous baissez les bras elle vous revient câline et tremblante de peur. Un jeu de séduction pervers qui tourne à la fascination. Languissante sous ses projections concupiscentes, elle enfreint les lois de la tentation pour se donner des airs de sauvageonne, contourne l’attraction lunaire et marche la tête en l’air en désobéissant à ses propres vices. Une foutu chieuse qui sait que son élégance charme, que sa folie ensorcelle, que son entêtement brise sévère une à une l’attirance et le résignation dans un maelström sonore le plus volubile possible. [Bir]

pressplayontape

30 décembre 2008

http://www.pressplayontape.fr

Fin octobre est sorti “Perfect as Cats” ce tribute aux Cure, qui a l’avantage de dépoussiérer un peu l’exercice. Ce qui ne s’était pas entendu depuis à peu près 10 ans, avec “100 Tears”.

Bousculade de sons électros, dissonances de guitares assumées, voire ponctuellement grand n’importe quoi, mais quoi qu’il en soit 37 titres qui n’hésitent pas à démonter les originaux à coups de masse. Et rien que pour ça, interdiction de passer à côté.

A noter les participations de Bat for Lashes, des Dandy Warhols, des immenses Devastations.

Et la présence de quelques ovnis, comme la version française par Aquaserge de 10.15 Saturday Night (qui devient pour l’occasion “Dix heures et quaaaart, samedi soâââr”, effet garanti), d’un très groovy Hot! Hot! Hot! par les Bicyclettes Blanches, et d’une version magnifique du méconnu Sugar Girl par Buddy.

speedguru

26 décembre 2008

http://speedguru.blog45.fc2.com/blog-entry-162.html

this is the first release of the french band Aquaserge. the guitarist Benjamin Glibert and the bassist Audrey Ginestet are from Ueh. the keyboard player Julien Gasc plays as the support member of Stereolab and the drummer Julien Barbagallo is from Axe Riverboy, Lecube. their sound is like soundtrack of 60s or early 70s European B movies!! (but they didn’t want to agree it…) it’s really cool music! really good record!!! but why so bad jacket!???? nobody can imagine their music from this jacket design!!! if they put typical B movies images like naked woman’s photos, it would be more successful!! probably more people may pick it up at the store…
their sound makes me feel so much French… like jazz rock meets back track of Serge Gainsbourg!!
anyway i recommend it as really good new French psychedelic rock!!!

Tahiti Coco E.P.
by kawabata makoto